L’écoquartier comme écosystème : le biomimétisme en action
Utilisé par Léonard de Vinci, théorisé dans les années 80, le biomimétisme consiste à s’inspirer des modèles observés dans la nature pour créer des systèmes, organisations ou objets originaux. Ces créations partagent un certain nombre de caractéristiques comme la sobriété dans l’utilisation des ressources naturelles et de l’énergie, le recyclage des déchets, l’utilisation de circuits courts et de boucles locales, la coopération entre les acteurs etc. [pour en savoir plus : www.biomimicryinstitute.org]
Dans le cadre du projet DARWIN, EVOLUTION a mis en œuvre une méthode développée par INDDIGO et DERVENN, société spécialisée dans le génie écologique*. Partant du principe que les typologies d’habitants peuvent être considérées comme autant d’espèces et les installations comme des éléments du biotope, le projet Darwin a été modélisé en tant qu’écosystème. Les analyses de la topographie et des relations interspécifiques ainsi que l’étude des règles d’un fonctionnement bio-efficient ont permis d’identifier les points critiques du projet et d’établir une charte de l’habitant.

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En s’inspirant de la sorte des méthodes de génie écologique, la conception d’un écoquartier intègre « naturellement » des notions qu’il est parfois difficiles de rendre concrètes, telles que la biodiversité, les relations coopératives ou symbiotiques entre les habitants, les interfaces avec les écosystèmes de contact, l’utilisation raisonnée des ressources, la création du lien social, l’intégration culturelle etc. En faisant éclater les référentiels habituels, par trop anthropocentrés et focalisés sur les enjeux environnementaux, cette approche permet d’intégrer toutes les dimensions des systèmes en présence, humains et non humains, à l’intérieur d’une démarche très structurante.
* « Le génie écologique a pour objet la préservation et le développement de la biodiversité par des actions dans la durée adaptées sur les écosystèmes ciblés. […] Ces actions intègrent les dimensions biologiques, sociales et économiques de l’écosystème. Les actions du génie écologique peuvent s’appliquer à l’entretien, la restauration, la réhabilitation, la réaffectation et la création d’écosystèmes et à leur prise en compte dans l’aménagement du territoire. » (AFNOR)



26. mai, 2010 par Jean Marc Gancille - Lu : 525 fois






















Bonjour,
Plusieurs villes pévoient dans leur plan de développement, pour un quartier en particulier ou de façon plus globale, d’utiliser le cheval de trait.
Des navettes touristiques hippomobiles existent déjà à Bordeaux; pourquoi pas un projet un peu plus ambitieux, qui vous permttrait de faire un pas supplémentaire sur les 3 axes du DD ? (ce n’est pas un mammouth, mais c’est aussi parlant)