Méthode
S’inspirer du vivant pour innover
Le devenir de la biodiversité et des écosystèmes est étroitement lié aux réponses qui seront apportées à des défis connexes. Ces défis concernent l’exploitation incontrôlée des ressources, les modes de production et de consommation mais aussi l’eau, l’énergie, le climat.
Le modèle économique linéaire qui est le notre aujourd’hui, basé sur la transformation des matières et la consommation d’une forte intensité énergétique, présage d’un dénouement peu souhaitable et sans solution apparente pour l’ensemble de l’humanité.
Le fonctionnement, en équilibre, des écosystèmes en tant que systèmes évolutifs, révèle un immense gisement d’opportunités pour rompre avec ce modèle.
C’est la raison pour laquelle DARWIN fonde sa démarche sur le biomimétisme qui consiste à s’inspirer du vivant pour innover dans la conception de produits ou de procédés de fabrication. L’étude approfondie des systèmes naturels peut lever des obstacles supposés quant à la possibilité de recourir à des modes de production naturels et des produits entièrement recyclables ou biodégradables. En progression, l’approche « cradle to cradle » et l’éco-conception ont beaucoup à retirer du fonctionnement des écosystèmes, qui ne consomment que le nécessaire et qui recyclent entièrement la matière.
Les démarches d’économie circulaire comme l’écologie industrielle (ou symbioses industrielles), en s’attachant à boucler les flux de matières et d’énergie et à limiter les rejets, peuvent largement contribuer à faire changer les modes de production actuels.
L’économie de fonctionnalité consiste à vendre l’usage d’un bien plutôt que le bien lui-même. En l’associant à une logique de sobriété, le profond changement des modes de consommation que celle-ci implique peut permettre le nécessaire découplage entre création de richesse et consommation de ressources et d’énergie.
Ces stratégies de dématérialisation, indispensables, doivent être transposées dans la consommation d’espaces, à l’origine de la destruction croissante des habitats des populations vivantes. La protection des zones naturelles, mais surtout des actions en faveur de la reconquête des zones de vie, doivent contribuer à une valorisation du capital naturel dont l’Homme dépend.
















